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La Syrie a prouvé que l’endiguement des États-Unis est possible

Le Guide suprême de la Révolution islamique, l’honorable Ayatollah Khamenei a rencontré, le vendredi 7 septembre 2018, le président russe Vladimir Poutine et la délégation qui l’accompagnait. 
En souhaitant plein succès pour le sommet tripartite de Téhéran, l’honorable Ayatollah Khamenei a insisté également sur la nécessité du développement accru de la coopération entre la République islamique d’Iran et la Russie. À ce propos, le Guide suprême de la Révolution islamique a déclaré : « La coopération entre l’Iran et la Russie dans le dossier syrien a été un très bon exemple de nos expériences en ce qui concerne une véritable coopération bilatérale. » 
L’honorable Ayatollah Khamenei a ajouté que l’Iran et la Russie pourraient développer leur coopération au niveau mondial : « Les deux parties peuvent travailler ensemble, notamment, pour endiguer les États-Unis, car les États-Unis sont un danger pour l’humanité tout entière et il est parfaitement possible d’endiguer cette puissance » a affirmé le Guide suprême de la Révolution islamique. 
Dans l’optique de l’honorable Ayatollah Khamenei, les événements de la Syrie ont été un modèle réussi de l’endiguement de la puissance américaine. À ce propos, le Guide suprême de la Révolution islamique a déclaré : « Les Américains ont subi une véritable défaite en Syrie et ils ont été incapables de réaliser leurs objectifs. »
L’honorable Ayatollah Khamenei a décrit ensuite les objectifs des États-Unis dès le début des événements de la Syrie, notamment après la chute des régimes dépendants des États-Unis en Tunisie et en Égypte. Le Guide suprême de la Révolution islamique a affirmé : « Les dirigeants des États-Unis avaient l’intention d’abuser la situation des pays arabes, notamment des événements qui s’étaient produits en Tunisie et en Égypte pour renverser le gouvernement syrien qui faisait partie de l’axe de la Résistance. Mais leur projet a complètement échoué. » 
Le Guide suprême de la Révolution a déclaré que les sanctions américaines imposées à l’Iran, la Russie et la Turquie pourraient devenir un élément renforçant la coopération tripartie parmi ces pays. À ce propos, l’honorable Ayatollah Khamenei a affirmé : « La République islamique d’Iran et la Russie devront développer de plus en plus leur coopération politique et économique et essayer de poursuivre avec sérieux les accords conclus lors du sommet de Téhéran. »
Le Guide suprême de la Révolution islamique a insisté également sur les transactions économiques et commerciales en dehors du cadre du dollar américain. 
Dans une autre partie de ses propos, l’honorable Ayatollah Khamenei a évoqué les déclarations du président Vladimir Poutine concernant le Plan global d’action conjoint portant sur le nucléaire iranien avant de souligner : « Jusqu’à présent, la République islamique d’Iran a respecté tous ses engagements dans le cadre du Plan global d’action conjoint. Néanmoins, les Européens n’ont pas rempli leur part de responsabilité. C’est inadmissible que nous respections complètement nos engagements, tandis qu’ils manquent les leurs. » 
Le Guide suprême de la Révolution islamique a rendu hommage à la position du président Vladimir Poutine envers le Plan global d’action conjoint, et il a affirmé que la République islamique d’Iran prendra, à son tour, la position qui sera conforme à ses intérêts nationaux. 
L’honorable Ayatollah Khamenei a rappelé que pour le moment, les dirigeants des États-Unis insistaient sur la question balistique et le rôle de la République islamique d’Iran dans les événements de la région, alors qu’en réalité, leur animosité envers l’Iran allait au-delà de ces questions. 
Le Guide suprême de la Révolution islamique a souligné : « Depuis quarante ans, les États-Unis veulent renverser la République islamique d’Iran, mais pendant ces quatre décennies nous avons assuré le développement de notre pays. La résistance de la République islamique d’Iran est donc un très bon exemple de la possibilité de l’endiguement de la puissance américaine. » 
L’honorable Ayatollah Khamenei a insisté sur la nécessité d’une implication politique de la Russie dans les événements de la région, en rappelant la situation déplorable du Yémen et le massacre des Yéménites par le régime saoudien. « Les Saoudiens n’aboutiront à aucun résultat au Yémen et ils seront incapables de faire plier la résistance du peuple yéménite », a déclaré le Guide suprême de la Révolution islamique.
Lors de cette rencontre à laquelle a assisté le vice-président iranien Eshaq Jahanguiri, le président russe Vladimir Poutine a évoqué ses négociations avec son homologue iranien, Hassan Rohani, portant sur les questions d’intérêt bilatéral et régional, notamment au sujet de la Syrie, et les a qualifiées de très fructueuses. « Au cours de ces négociations, nous avons insisté sur le développement de nos relations bilatérales notamment dans le domaine de l’économie et du commerce », a déclaré le président russe. Il a ajouté que les deux parties ont décidé de travailler ensemble dans le domaine de l’énergie en proposant la construction de nouvelles centrales nucléaires de basse capacité en Iran, ainsi que l’électrification du réseau ferroviaire iranien. Il a ajouté que les deux présidents russe et iranien avaient également examiné la possibilité de la vente d’une plus grande quantité de pétrole iranien à la Russie. 
Le président Vladimir Poutine a estimé que les deux pays avaient une grande capacité pour développer de manière accrue leurs relations dans tous les domaines. En évoquant les entraves mises par les États-Unis devant la coopération irano-russe surtout dans les transactions financières, le président Poutine a déclaré : « En imposant des restrictions à nos transactions financières, les États-Unis sont en train de commettre une erreur stratégique, car pour atteindre un objectif politique à court terme, ils affaibliront le dollar américain et porteront atteinte à la confiance au niveau international. » 
Le président Poutine a ajouté que lors de ses pourparlers avec son homologue iranien, Hassan Rohani, les deux parties s’étaient discutées également du Plan global d’action conjoint. Il a regretté la décision de certaines parties de cet accord à ne plus respecter leurs engagements. À ce propos, le président Poutine a déclaré : « La partie américaine a pris des mesures incorrectes, et les Européens, en raison de leur dépendance des États-Unis, suivent le chemin des Américains, bien qu’ils annoncent vouloir trouver des mécanismes pour maintenir le Plan global d’action conjoint. » 

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