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Le combat antisioniste est un combat contre l'Arrogance

Le Guide suprême de la Révolution islamique a accordé une audience, le mercredi 21 juin 2017, à des centaines de professeurs et de membres du corps enseignant des universités, de chercheurs et de personnalités scientifiques.
Au cours de cette rencontre qui a duré plus de deux heures, l’honorable Ayatollah Khamenei a décrit le rôle sans égal des professeurs d’université dans la bonne formation des jeunes étudiants, ce qui aura des impacts directs quant à la place que l’Iran s’attribuera dans le monde grâce à ses progrès scientifiques et technologiques.
À l’approche du dernier vendredi du mois béni de ramadan, le Guide suprême de la Révolution islamique a évoqué aussi l’importance de la journée mondiale d’al-Qods, en soulignant que cette grande journée mondiale n’était pas uniquement l’occasion d’exprimer sa solidarité avec le peuple opprimé de la Palestine, mais aussi un symbole universel de la lutte contre l’ordre de l’Arrogance et des puissances hégémoniques partout dans le monde.
« La célébration de la journée mondiale d’al-Qods ne se limite pas à l’expression de notre solidarité avec un peuple opprimé qui a été expulsé de sa patrie, elle est également l’expression d’une plus grande réalité au-delà de la défense de la Palestine. En fait, le combat contre le régime sioniste signifie aujourd’hui le combat contre l’ordre de l’Arrogance et les puissances hégémoniques. Et c’est exactement pour cette raison que les hommes politiques américains s’en inquiètent et expriment leur animosité envers ce mouvement », a déclaré l’honorable Ayatollah Khamenei.
Lors de cette audience accordée aux universitaires, le Guide suprême de la Révolution islamique a décrit son point de vue sur la « responsabilité des enseignants », en soulignant que les professeurs « engagés, optimistes, pleins d’espoir, respectueux envers les principes religieux et les valeurs nationales » et animés par « un sens de la responsabilité et une ferme volonté d’agir » auraient la possibilité de conduire les étudiants vers la pensée et l’action.
L’honorable Ayatollah Khamenei a affirmé : « En revanche, si le regard de nos professeurs se tourne vers ce qui existe au-delà de nos frontières, sans qu’ils croient réellement aux valeurs du pays et aux concepts identitaires qui y prévalent, ils ne seront capables que de former des étudiants selon cette vision improductive et corrompue. Le pays en a fait l’expérience amère sous le régime des Pahlavi. En réalité, la Révolution islamique a sauvé le pays du danger de voir arriver au pouvoir une génération dépourvue de principes religieux et nationaux.

Dans l’optique de l’honorable Ayatollah Khamenei, les universités sont, dans leur forme actuelle, « les pôles des sciences et des innovations » pour exercer une influence positive sur l’ensemble de la société iranienne. Il a rappelé ensuite : « Après l’établissement des universités modernes en Iran, les puissances hégémoniques ont essayé d’empêcher les universités et les centres scientifiques du pays de réaliser de véritables mouvements scientifiques en se servant du talent des Iraniens. Ces puissances dominantes souhaitaient pouvoir contrôler les influences réciproques entre l’université et la société par les organes culturels et sécuritaires de l’ancien régime. »
Le Guide suprême de la Révolution a affirmé que sous le régime déchu des Pahlavi, les puissances étrangères entravaient l’accès des établissements universitaires et des centres de recherches iraniens aux nouvelles sciences : « Sous le régime des Pahlavi, les Occidentaux ont soigneusement empêché le transfert des nouveautés et des progrès scientifiques et technologiques vers nos universités. Pour eux, les universités n’étaient que des endroits destinés à véhiculer les valeurs occidentales. », a précisé l’honorable Ayatollah Khamenei.
Le Guide suprême de la Révolution islamique a souligné ensuite le très important soutien apporté par les étudiants et les universitaires au mouvement islamique dirigé par feu l’Imam Khomeini. L’honorable Ayatollah Khamenei a ajouté : « Les universités souffraient de problèmes structurels très importants et étaient confrontées en même temps à deux éléments qui étaient en contradiction avec la pensée islamique, à savoir les tendances marxistes et la propagande visant à corrompre la moralité. Cependant, elles ont rejoint les rangs de la nation et de son mouvement islamique. De même, après la victoire de la Révolution, les universités ont joué un rôle de premier plan dans la formation des nouvelles institutions révolutionnaires telles que l’Organisation du Djihad de la reconstruction et le Corps des gardiens de la Révolution islamique. »
Le Guide suprême de la Révolution islamique a réitéré : « Cette réalité a révélé que nos universités formaient un terreau favorable au ralliement [des étudiants] à l’islam et à la Révolution, ce qui constituait naturellement une très bonne opportunité pour le progrès de la Révolution et de l’Iran. »
Dans l’optique de l’honorable Ayatollah Khamenei, « la protection des universités contre les dérives », « la bonne compréhension de l’importance primordiale des sciences et des innovations dans les établissements universitaires », et « le mouvement général des universités » comptent parmi les grandes bénédictions de la Révolution islamique. « Parmi les étudiants de cette période-là, beaucoup sont devenus aujourd’hui des professeurs parfaitement capables de jouer un rôle décisif pour contribuer au progrès et à la croissance des universités ainsi qu’à la sauvegarde des valeurs de l’islam et de la Révolution », a-t-il déclaré.
Le Guide suprême de la Révolution islamique a élaboré et défini deux itinéraires précis et complémentaires pour mieux réaliser ces objectifs, d’abord « la bonne influence exercée par les professeurs sur la formation des étudiants », ainsi que « leur influence positive en dehors de l’université ».
L’honorable Ayatollah Khamenei a évoqué la succession rapide d’événements décisifs dans le monde et a prévu que les prochaines décennies seraient très problématiques. En s’adressant aux professeurs d’université, il leur a demandé de former convenablement les jeunes étudiants du pays à faire front à la situation.
Le Guide suprême de la Révolution islamique a ajouté : « Si les jeunes ressources humaines de notre pays sont croyantes, révolutionnaires, avisées, éduquées et résolues, elles pourront briser, dans le sens réel du terme, la barrière historique de la dépendance de l’Iran à l’étranger pour redonner à l’Iran et aux Iraniens la place qu’ils méritent dans le monde. Sinon, notre pays risque de choir dans le gouffre sombre et profond de l’humiliation et de la dépendance, comme pendant la longue période qui a duré de la Révolution constitutionnelle à la victoire de la Révolution islamique. »
L’honorable Ayatollah Khamenei a décrit la dépendance dans la pensée et dans l’action comme une chose très négative avant d’affirmer : « Pour faire front aux problèmes importants des prochaines décennies, les jeunes doivent être aujourd’hui avisés, compétents, confiants et avoir un esprit de résistance. Ils doivent être fiers de leur identité nationale et connaître les vrais intérêts nationaux, en sachant que les véritables intérêts nationaux sont ceux qui ne sont pas incompatibles avec leur identité nationale. »
Dans l’optique du Guide suprême de la Révolution islamique, le fait que les jeunes d’aujourd’hui sont nés et ont été formés dans un Iran qui n’a aucune dépendance envers les puissances étrangères augmente le risque qu’ils ne comprennent pas suffisamment à quel point l’indépendance du pays est importante. Dans ce sens, il a demandé aux professeurs d’université d’apprendre aux jeunes étudiants à apprécier l’indépendance de leur pays et à en être reconnaissants.
Après avoir exposé l’importance du rôle des professeurs dans la bonne éducation des jeunes, l’honorable Ayatollah Khamenei a défini le deuxième domaine dans lequel doit s’exercer l’influence des professeurs d’université, c’est-à-dire ce qui concerne « leur bonne influence en dehors de l’université ».
En évoquant les remarques faites par plusieurs professeurs qui avaient pris la parole lors de cette rencontre, le Guide suprême de la Révolution islamique a déclaré : « Il est important que ces remarques et points de vue soient transmis aux centres de décision et de gestion, et qu’ils soient pris en compte dans le processus de prise de décision. »
L’honorable Ayatollah Khamenei a affirmé que les professeurs d’université avaient également un rôle important à jouer pour identifier les problèmes qui empêchent parfois que les projets et les efforts déployés dans le pays aboutissent aux résultats prévus. Citant quelques exemples allant dans ce sens, il a déclaré : « Tout le monde approuve le projet de l’Économie de la résistance, et se dit favorable à ce que des commissions et des groupes de travail soient formés dans ce sens. Mais les travaux n’avancent pas, ce qui indique qu’il y a des problèmes de méthodologie. C’est là que les professeurs d’université doivent intervenir pour identifier ce genre de problèmes et de les résoudre. »
« L’échec des efforts du gouvernement actuel et des gouvernements précédents pour relancer le marché de l’emploi », « le manque de progrès dans l’application convenable de l’article 44 [de la Constitution] », « le fait que l’immense masse monétaire du pays ne soit pas mise au service du développement économique et de l’accroissement de la productivité », « le dysfonctionnement du système bancaire » et « l’insuffisance des efforts pour réaliser la justice sociale » font également partie des problèmes sur lesquels le Guide suprême de la Révolution islamique a demandé aux professeurs d’université de se pencher en vue de les résoudre.
Selon l’honorable Ayatollah Khamenei, les professeurs d’université peuvent aussi jouer un rôle important en aidant à « la macro-gestion du pays » : « Les efforts de nos ennemis pour contaminer le logiciel de la macro-gestion de notre pays avec leurs virus pourraient perturber toutes nos affaires. Pour éradiquer ce problème, nous devons exploiter les capacités de nos universitaires », a déclaré le Guide suprême de la Révolution islamique. Il a déclaré aussi qu’il demandait aux professeurs d’université de formuler leurs avis et points de vue sur diverses questions.
 En remerciant l’un des universitaires, qui avait évoqué certains aspects du Document de l’UNESCO sur l’éducation 2030, l’honorable Ayatollah Khamenei a ajouté : « Derrière le paravent de différents organes de l’ONU, comme l’UNESCO, un projet très dangereux est en cours en vue d’élaborer un système idéologique, scientifique, culturel et pratique à imposer à toutes les nations afin que désormais le monde entier pense et agisse comme ils le souhaitent. »
« Ce document fait partie du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Dans le cadre de ce mauvais programme, les grandes puissances hégémoniques veulent imposer leur contrôle sur toutes les nations. De quel droit se permettent-elles de prendre de telles décisions sur les croyances, les traditions et les cultures d’autres nations ? Ce sont des réalités que les professeurs d’université doivent clarifier pour les gens », a déclaré le Guide suprême de la Révolution islamique.
À ce sujet, il a ajouté : « Certains disent que ces documents ne sont pas contraignants. Mais c’est une vision trop simpliste, parce qu’en réalité, ces documents ont un caractère contraignant dans leurs moindres détails. La non-application de ce programme [par les États signataires] entraînera irrémédiablement une réaction de la part de ses auteurs. »
Pour conclure, l’honorable Ayatollah Khamanei a posé une question fondamentale : « Finalement, est-ce nécessaire que nous approuvions ces documents et que nous acceptions dans les faits que les Occidentaux nous imposent leur modèle ? Il y a quelques années, nous avons proposé nous-mêmes le modèle du développement irano-musulman. Ce modèle doit être élaboré grâce aux efforts des universitaires pour barrer la route aux Occidentaux qui veulent nous imposer leur modèle. »
Rappelant la persévérance du peuple iranien et de la République islamique en vue de réaliser les objectifs de l’islam et de la Révolution, l’honorable Ayatollah Khamenei a souligné : « Le peuple continuera sur ce chemin glorieux, et grâce à Dieu, la victoire finale lui appartiendra d’une manière sûre et définitive. »
Le Guide suprême de la Révolution islamique a appelé tout le monde, en particulier les professeurs d’université, à profiter des bienfaits des derniers jours du mois béni du ramadan et à adresser à Dieu d’humbles supplications, avant d’ajouter : « Aujourd’hui le pays est confronté à de nombreux problèmes et difficultés qui seront tous résolus grâce à une volonté commune et en consolidant les liens avec le Très-Haut, car le lien avec le Créateur nous renforce et nous donne de l’espoir pour résoudre les problèmes. »

Au début de cette réunion,
- le Dr Mahmoud Fotouhi, président de l’Université de technologie Sharif,
- le Dr Ebrahim Mottaghi, professeur à l’Université de Téhéran,
- le Dr Seyyed Hassan Ghodsipour, professeur à l’Université de technologie Amir Kabir,
- le Dr Ebrahim Souzantchi Kashani, maître de conférences à l’Université de technologie Sharif,
- le Dr Hamid Parsania, maître de conférences à l’Université de Téhéran,
- le Dr Kiyoumars Yazdan-Panah, maître de conférences à l’Université de Téhéran,
- le Dr Hossein Eyvazlou, maître de conférences à l’Université Imam Sadeq,
- le Dr Khadidjeh Zolghadr, maître de conférences à l’Université islamique Azad,       
ont pris la parole pour présenter leurs préoccupations et points de vue.

Les sujets les plus importants qu’ils ont abordés furent les suivants :
- la nécessité d’embaucher les jeunes diplômés des universités en fonction du niveau et de la spécialisation de leur formation,
- l’importance d’accorder plus d’attention aux concepts de « pouvoir » et de « menace » et à leurs conséquences,
- les problèmes issus de l’absence de liens convenables entre les établissements universitaires et les organismes administratifs chargés des planifications nationales,
- les problèmes liés à l’abandon de certains projets scientifiques,
- la nécessité de prendre en compte les opportunités offertes par les éléments religieux et locaux dans les affaires liées aux conditions féminines,
- la proposition de la création d’un conseil pour la stabilité économique et d’un centre de recherche sur le système financier islamique,
- l’insuffisance de la supervision de l’application des règlements monétaires et bancaires.

En outre, l’un des participants à cette réunion a fait des remarques sur la situation des étudiants boursiers et a dénoncé les problèmes qu’ils rencontrent. En réponse, le Guide suprême de la Révolution islamique a déclaré que l’on devrait s’occuper de cette affaire afin que justice leur soit rendue, et que l’occurrence de ce type de problèmes a déjà été notifiée au ministre de la Science, de la Recherche et des Technologies.      
À l’issue de cette rencontre, les participants ont rompu le jeûne en compagnie du Guide suprême de la Révolution islamique, après la célébration de la prière collective dirigée par l’honorable Ayatollah Khamenei.

 

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