Le Guide suprême de la Révolution islamique a reçu ce matin un groupe de familles des martyrs, notamment celles du président Ebrahim Raissi et des autres "martyrs du service", ainsi que les familles des responsables tombés en martyrs au cours des dernières décennies. Il a affirmé que l'objectif principal de la célébration et de l'éloge des martyrs est la réflexion et l'apprentissage. Détaillant les qualités spirituelles, oratoires et pratiques du président martyr, il a déclaré : « Le cher Raissi était l'incarnation parfaite des qualités d'un dirigeant d'un gouvernement divin. Par ses efforts inlassables, il a servi la nation, son honneur, sa dignité et son crédit. Sa voie et sa méthode constituent une grande leçon pour nous tous, responsables, pour les jeunes et pour les générations futures. »
L'Ayatollah Khamenei a également adressé un avertissement à la partie américaine dans les négociations indirectes, l'enjoignant d'éviter les propos absurdes : « Les déclarations des Américains selon lesquelles ils ne permettront pas à l'Iran de procéder à l'enrichissement d'uranium sont des absurdités. La République islamique poursuivra sa politique et sa méthode dans ce domaine. »
Lors de cette rencontre, à laquelle assistaient également plusieurs responsables, le Guide de la Révolution a rendu hommage aux martyrs Ale-Hashem, Amir-Abdollahian, à l'équipage de l'hélicoptère, au gouverneur de l'Azerbaïdjan oriental et au commandant de la sécurité, qui ont rejoint le Seigneur lors du tragique accident du 30 Ordibehesht de l'année dernière (19 mai 2024), aux côtés du martyr Raissi. Il a ajouté : « S'éloigner d'un pouvoir pharaonique et s'engager sur la voie d'un gouvernement divin est un critère essentiel pour la gestion du pays, dont le martyr Raissi était l'incarnation absolue. »
S'appuyant sur des versets du Coran, le Guide a précisé : « L'arrogance, le mépris envers la population et le fait de se décharger de ses responsabilités sur autrui comptent parmi les caractéristiques d'un pouvoir pharaonique. Raissi se situait à l'opposé de ces traits. Il se considérait au même niveau que le peuple et, dans certains cas, même inférieur, gérant le pays avec cette perspective. »
Il a qualifié de « grande leçon » laissée par le martyr Raissi l'utilisation de toutes les capacités pour servir les serviteurs de Dieu, ainsi que le refus d'exploiter la position politique et sociale découlant de ses responsabilités. Il a ajouté : « Dans le système islamique, les personnes dotées de telles qualités ne sont pas rares, mais ces caractéristiques et ces leçons doivent devenir une culture publique. »
L'Ayatollah Khamenei a défini le cœur, la langue et les actions de chaque individu comme les trois éléments fondamentaux pour comprendre sa personnalité : « Raissi possédait un cœur humble et remémorateur de Dieu, une parole claire et sincère, ainsi qu'une action inlassable et constante. »
Soulignant l'humilité, la prière, la supplication et la proximité avec le Créateur comme des traits constants du cher Raissi, qu'il ait exercé des responsabilités ou non, il a noté : « Son cœur débordait également de compassion pour la population. Sans se plaindre des attentes ni faire preuve de pessimisme envers les citoyens, il s'inquiétait continuellement d'accomplir ses lourdes tâches. Son cœur était tourné vers Dieu et vers le peuple, et il se souciait de ses devoirs islamiques. »
Le Guide de la Révolution a affirmé que l'accomplissement du devoir divin était le seul but de Monsieur Raissi lorsqu'il a accepté la direction du pouvoir judiciaire et lorsqu'il s'est présenté à l'élection présidentielle : « Beaucoup prétendent chercher à accomplir leur devoir, mais nous observions cette qualité en lui. »
Il a décrit le discours du martyr Raissi, tant à l'intérieur du pays que dans le domaine de la diplomatie, comme étant franc et sincère : « Raissi prenait position clairement et ne laissait pas à l'ennemi l'occasion de prétendre qu'il avait amené l'Iran à la table des négociations par la menace, la corruption ou la ruse. »
L'Ayatollah Khamenei a interprété l'insistance de la partie adverse sur des négociations directes comme une tentative d'insinuer une forme de reddition de l'Iran : « Le martyr Raissi ne leur a pas accordé cette permission. Bien sûr, de son temps, des négociations indirectes avaient lieu, comme c'est le cas actuellement, mais elles n'ont pas abouti. Nous ne pensons pas qu'elles aboutiront aujourd'hui, et nous ignorons ce qui se passera. »
Réitérant son avertissement à l'encontre de la partie américaine concernant les propos vains lors des négociations indirectes, il a souligné : « Ces déclarations des Américains prétendant qu'ils ne permettront pas à l'Iran d'enrichir de l'uranium sont des inepties. Dans ce pays, personne n'attend la permission de quiconque, et la République islamique poursuivra sa propre politique et sa propre méthode. »
Évoquant l'obstination des Américains et de certains Occidentaux à empêcher l'enrichissement en Iran, il a déclaré : « À une autre occasion, je révélerai à la nation l'intention et l'objectif réels qui se cachent derrière cette insistance. »
Faisant référence à la franchise et à la sincérité du martyr Raissi, l'Ayatollah Khamenei a ajouté : « Pour comprendre l'importance de ce comportement, il faut le comparer au langage mensonger des dirigeants de certains pays occidentaux, dont les cris pour la défense de la paix et des droits de l'homme assourdissent le monde, alors qu'ils ferment les yeux sur le meurtre de plus de 20 000 enfants innocents à Gaza et soutiennent même les criminels. »
Le Guide de la Révolution a mis en évidence l'excellence professionnelle et pratique du martyr Raissi comme une autre de ses qualités distinctives : « Le martyr Raissi était synonyme de travail et d'efforts continus. Pour servir et fournir un travail de qualité constante, il ignorait la fatigue, ne distinguant ni le jour ni la nuit. Même lorsque nous lui recommandions fréquemment de veiller à sa santé face à la pression du travail, il répondait : "Je ne me fatigue pas de travailler". »
Il a qualifié de services directs et tangibles pour la population les diverses réalisations du martyr Raissi, telles que l'approvisionnement en eau, la construction de routes, la création d'emplois, la relance d'ateliers inactifs ou fermés, ainsi que l'achèvement de projets inachevés ou suspendus. Il a ajouté : « Le martyr Raissi a également servi l'honneur et la dignité nationale, ainsi que le crédit du peuple iranien, et les a rehaussés. »
L'Ayatollah Khamenei a considéré le rapport des institutions financières internationales faisant état d'une augmentation de la croissance économique de l'Iran, passant de près de zéro au début du treizième gouvernement à près de 5% à sa fin, comme une source de fierté et de dignité nationale, démontrant les progrès du pays : « Brandir le Coran ou la photo du martyr Soleimani à l'Assemblée générale des Nations unies figurait parmi d'autres actions par lesquelles le martyr Raissi a honoré le peuple iranien. »
En guise de conclusion, il a qualifié de très précieuse la reproduction et la manifestation de la lumière, de l'esprit, de la motivation et du sens des responsabilités des dirigeants martyrs des premières années de la Révolution, notamment les jeunes collaborateurs du martyr Radjaï, dans le comportement du martyr Raissi et de nombre de ses jeunes collaborateurs. Il a ajouté : « La poursuite de la formation d'hommes dévoués et compétents par la Révolution constitue la véritable "Conquête des Conquêtes" du grand Imam Khomeiny. »
Évoquant ces martyrs du tragique crash d'hélicoptère du mois de mai dernier, tombés dans l'exercice de leurs fonctions, l'Ayatollah Khamenei a souligné qu'ils étaient de très jeunes hommes lors de la victoire de la Révolution, ou n'étaient même pas encore nés. Il a qualifié la formation de ces jeunes, et de centaines de milliers d'autres à travers le pays, d'atout majeur de la Révolution islamique : « C'est la puissance de la Révolution islamique, capable de mobiliser un jeune de 19 ans comme Arman Aliverdi dans la continuité de la voie où le martyr Ayatollah Ashrafi-Esfahani, âgé de 90 ans, a trouvé le martyre il y a 40 ans. »
Soulignant qu'une révolution dotée d'une telle force et d'une capacité de mobilisation continue est invincible, il a conclu : « Il faut apprécier à sa juste valeur cette Révolution, sa capacité à forger des hommes, les progrès qui en découlent et le grand mouvement du peuple iranien. Il faut implorer l'aide du Créateur pour sa poursuite, afin que cette leçon durable du peuple iranien se répande et se consolide également pour l'humanité et les autres nations. »
