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L'enracinement de la prière, pilier de la société islamique

La 33e Conférence nationale de la prière a inauguré ses travaux ce matin aux abords du sanctuaire sacré de l'Imam Reza (que la paix soit sur lui), avec la lecture du message du Guide suprême de la Révolution islamique.

Son Éminence l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Hosseini Khamenei a, dans son message transmis à cette assemblée, qualifié l'accomplissement de la prière de premier fruit et de signe primordial de la gouvernance des justes. Soulignant que l'accession au stade de la société islamique exige l'accomplissement de la prière ainsi que son enracinement et son universalisation, il a affirmé : « Les familles, les enseignants et professeurs, les élites, les personnalités illustres et les institutions façonnant la culture assument une responsabilité décuplée pour l'établissement de la prière au sein de la société. »

Le texte du message du Guide suprême de la Révolution est le suivant :

 

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

 

La considération portée à l'impératif éminent de « l'accomplissement de la prière », et plus particulièrement la tenue de la Conférence de la prière, figure au nombre des initiatives indispensables et nécessaires instituées dans le pays depuis le début des années 1990, par le dévouement du savant combattant et populaire, professeur de Coran et prédicateur chevronné, Hojjatoleslam val-Moslemin Gheraati — que ses bénédictions perdurent. L'attention insigne portée par l'éminent Guide martyr — que Dieu élève son rang sublime — à cette œuvre sainte, ainsi que ses recommandations capitales, constantes et réitérées dans ses messages adressés aux trente-deux conférences précédentes, rehaussent encore la portée souveraine de cette orientation.

Nul doute que disserter ou composer au sujet de la prière ne relève légitimement que du rang de la révélation divine et des paroles du noble Prophète (que les prières et salutations de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) ainsi que des Imams infaillibles (que sur eux reposent la prière et la paix). La plume de votre serviteur est bien trop modeste pour prétendre sonder l'abîme des enseignements spirituels de la prière. Néanmoins, l'identité et les exigences de la société islamique, jointes aux devoirs de ses serviteurs — au premier chef la Guidance de la Révolution islamique —, m'imposent de rappeler quelques vérités, pour moi-même, pour chaque citoyen et pour les gouvernants.

La prière compte parmi les plus sublimes et immenses bienfaits de Dieu, le Majestueux et le Très-Haut ; elle est la plus haute institution, le symbole suprême et le pilier de la religion, le fil unissant chacun de nous dans une communion intime et directe avec la source infinie et intarissable de la divinité. Cet élixir de salut, fondement de la vie pure, constitue à la fois le rempart inexpugnable et la réserve inépuisable de l'homme dans son combat contre les passions de l'âme et les démons terrestres, tout en étant la source jaillissante de l'amour, de l'espérance, de la mansuétude et de la paix intérieure. C'est en vertu de l'accomplissement de la prière et de la demande de pardon que descendent les bénédictions et que prolifèrent les grâces divines.

Toutefois, la prescription de la prière n'est point un simple devoir individuel : conformément à la doctrine coranique, l'établissement de la prière constitue le premier fruit et la marque distinctive de la gouvernance des vertueux, car : « Ceux qui, si Nous leur donnons pouvoir sur terre, accomplissent la prière » [Coran, sourate Al-Hajj, verset 41]. L'énonciation de ce verset, placé immédiatement après la promesse du secours divin accordé aux partisans du Très-Haut et à leur djihad dans la sainte sourate Al-Hajj, atteste que l'accomplissement de la prière — socle inébranlable de l'évocation de Dieu, de l'espérance et de la confiance en Sa majesté — joue un rôle capital dans le djihad, la conquête et la victoire sur les théâtres de confrontation, et singulièrement dans l'arène de lutte qui se dresse aujourd'hui devant le peuple iranien.

Aujourd'hui, alors que les conditions d'autorité et de puissance de la chère Nation iranienne sont plus que jamais réunies, chaque membre de ce peuple revivifié est le destinataire de cette injonction divine réitérée : « Accomplissez la prière ». En outre, l'ensemble des figures influentes de la société — des pères, mères et familles jusqu'aux enseignants et pairs, des professeurs et élites jusqu'aux personnalités renommées et illustres —, de même que la totalité des institutions et appareils éducateurs et culturels, tels que les mosquées, les tribunes de la prière du vendredi, les écoles, les universités, les séminaires religieux, la radio-télévision d'État, les acteurs culturels et sociaux, ainsi que le Bassidj populaire — singulièrement ceux œuvrant auprès de la jeunesse et de l'adolescence —, portent une responsabilité décuplée dans cette sainte mission.

L'accomplissement de la prière, dans toutes ses phases d'approfondissement et ses degrés d'élévation à travers la société et au sein d'un pays qui a dressé l'étendard de l'islam pur mohammadien (que les prières et salutations de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) et s'enorgueillit de la souveraineté islamique, se situe au rang des priorités cardinales. C'est une condition sine qua non pour préparer le cheminement depuis l'étape du mouvement et de la Révolution islamique jusqu'à celle de la société islamique ; ce n'est qu'au terme de ce parcours que l'avènement de la civilisation islamique deviendra accessible.

L'enracinement, la diffusion et l'universalisation de la prière, suivis de l'effort collectif pour son accomplissement parfait, forment les deux piliers majeurs de l'action vouée à cette fin grandiose. La prospérité spirituelle et matérielle des mosquées ainsi que les dispositions destinées à élargir l'assistance et à rehausser la dignité formelle des prières collectives et du vendredi constituent les préalables nécessaires pour atteindre ce noble dessein. En toutes ces matières, le rôle des imams de prières collectives et du vendredi — qui doivent être un havre de paix pour les fidèles, une oreille attentive et bienveillante accueillant les confidences de leurs cœurs — s'avère éminemment déterminant.

J'ai l'espérance qu'à la faveur des grâces divines et par la bienveillance et les invocations particulières de notre maître, l'Imam du Temps (que Dieu hâte son avènement), notre chère Nation et notre patrie soient divinement assistées et couronnées de succès dans l'établissement de la prière et la pleine jouissance de ses bénédictions.

Seyyed Mojtaba Hosseini Khamenei
9 Mehr 1405 [1er octobre 2026]

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